Le partage des biens en cas de divorce

Un divorce entre un couple met fin non seulement au contrat de mariage et à sa relation entre couples, mais exige également que les biens des époux soient divisés selon le régime matrimonial qu’ils ont choisi ; régime communautaire ou régime séparatiste. Lors du divorce, le couple est tenu de décider de ce qu’il veut faire de ses biens meubles et immobiliers obtenus dans le cadre d’un mariage légitime. Le couple peut détenir les biens conjointement ou au nom de l’un des époux.

Lorsque la propriété est détenue conjointement

Si les biens sont détenus conjointement par les couples, ils peuvent être divisés en fonction de leurs fonds propres. Pour obtenir un résultat juste sur les enjeux individuels, vous pouvez évaluer la propriété, sur la base de la valeur marchande de la propriété. Des problèmes se posent toujours sur le sort d’un logement familial. Les règles juridiques applicables sont déterminées en fonction de plusieurs facteurs, s’il s’agissait d’une propriété commune ou d’un seul conjoint.

D’autres options disponibles pour le partage des biens détenus conjointement

Les options suivantes sont disponibles si la propriété est détenue conjointement :

  • Vendre la propriété: vendre la propriété et partager en fonction des capitaux propres individuels. S’il y a un emprunt à assumer sur la propriété, remboursez le prêt et divisez le prix de vente extrait de l’emprunt en part égale.
  • L’un des conjoints peut conserver la maison: si l’un des époux a l’intention de conserver la maison, il peut racheter la part de l’autre en fonction de la valeur marchande. En conséquence, l’accord doit se faire par écrit et le transfert du titre à l’autre conjoint doit être effectué.
  • La maison reste une propriété commune: le couple peut décider de conserver la propriété afin de minimiser les incidences fiscales ou de tirer parti de l’appréciation de la valeur de la propriété. Dans ce cas, il est important que vous définissiez correctement les responsabilités de chacun en ce qui concerne l’entretien du lieu et le paiement des charges liées à la propriété.

Le partage des biens est beaucoup plus facile, dans le cas d’un divorce mutuel. Dans de tels scénarios, le conjoint peut décider ensemble de la manière dont il souhaite disposer du bien.

Lorsque le titre de la propriété est au nom de l’épouse

D’autre part, lorsque l’homme achète une propriété avec son propre budget et l’enregistre au nom de son épouse, pour bénéficier de frais d’enregistrement moins élevés ; dans de tels scénarios, l’épouse peut continuer à conserver la propriété de la maison. Ce n’est que lorsqu’une personne est en mesure de prouver au tribunal qu’elle a financé l’achat d’une propriété qu’elle aura droit à une part de celle-ci, même si le titre peut être au nom de l’autre personne.

Les trois causes permises pour engager les procédures

En droit, on appelle motifs les causes du divorce. Les motifs pour divorcer sont les mêmes pour les deux époux, car l’homme comme la femme peut invoquer l’un des trois motifs pour engager les procédures de divorce. D’ailleurs, dans le cadre d’un divorce, un époux n’a pas besoin de l’approbation de l’autre pour obtenir l’accord. Peut-on donc demander un divorce pour n’importe quelle cause? Généralement, les motifs se classent en trois grands points.

La séparation des époux depuis un an

Vivre séparément depuis un an est un motif de divorce valable et qui peut être considéré par la loi. Si les époux vivent séparément, c’est qu’il a déjà une intention de ne plus faire vie commune. Ils veulent également ne plus partager la vie de l’autre. La loi considère généralement que vivre séparément signifie ne plus vivre sous le même toit. Toutefois, si un époux arrive à prouver son intention de vivre séparément malgré le fait qu’ils vivent encore sous le même toit,  la demande de divorce est donc tout à fait recevable dans le cas où les époux :

  • Font chambre à part.
  • Communiquent peu ou pas du tout.
  • N’a plus aucune relation sexuelle.
  • Ne se rend aucun service domestique mutuel.
  • Ne mangent pas ensemble.
  • Ont des vies sociales indépendantes.
  • Font séparément leur épicerie.

À la fin, seul le juge pourra décider si les époux vivent effectivement séparément depuis un an.

L’adultère

L’adultère est le fait d’avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son époux. C’est donc un motif valable pour demander le divorce. Toutefois pour que l’autre puisse invoquer l’adultère, il faut absolument que l’époux ait eu des relations sexuelles avec son amant. Une simple rencontre en cachette avec un amant ne peut pas donc être considérée comme un adultère. Ce motif est donc uniquement réservé à l’époux trompé, car une demande conjointe pour adultère risque de refuser une demande de divorce. Il convient également de préciser que dans le cas où l’époux trompé a pardonné son époux pour son adultère, il ne pourra plus servir ce motif comme cause de divorce.

La cruauté physique ou mentale

Lorsqu’un des époux s’attaque physiquement à l’autre, on parle de cruauté physique. Les exemples les plus fréquents sont les suivants :

  • Blesser son époux.
  • Battre son époux.
  • Abuser sexuellement de son époux.

On parle par contre de cruauté mentale quand un époux blesse ou fait souffrir l’autre sans aucune agression physique :

  • Harceler et insulter son époux.
  • Menacer l’époux ou sa famille.
  • Entretenir une relation avec un amant.

Avec ces actes de cruauté, la cohabitation avec l’autre devient le plus souvent intolérable. Avant d’accepter la demande de divorce, le juge analysera avant tout la situation suivant plusieurs facteurs :

  • Caractéristiques propres à chacun des époux.
  • Leur caractère intentionnel.
  • Les actes posés avec leur fréquence et leurs conséquences.

Tout comme avec l’adultère, seul l’époux victime peut prononcer le motif de cruauté physique ou mentale en cas de divorce. Et si la victime a déjà pardonné son époux, ce motif ne peut plus être utilisé comme motif de divorce.

La Liberté d’expression face à la loi

La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 définit la liberté d’expression pour tout individu. Chacun a donc le droit d’avoir ses idées et son opinion puis les exprimer par n’importe quel moyen et sous n’importe quel format, mais elle cette liberté dispose aussi des limites face à la loi.

La liberté d’expression et son affirmation dans la loi

La Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), par l’article 10, réaffirme que toute personne a droit à la liberté d’expression. Cela rassemble la liberté ;

  • D’opinion.
  • De communiquer ou de recevoir des idées ou des informations.

Et tout cela sans considération de frontière et sans qu’il y ait intrusion d’autorités publiques.

En doit français par contre, cette liberté est plutôt formulée aux termes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Elle a une valeur constitutionnelle qui signifie que les lois doivent la respecter.

C’est une liberté fondamentale

La liberté d’expression est une liberté fondamentale suivant le Conseil constitutionnel en 1994. Plus précieuse que son existence, elle est une des garanties essentielles du respect des autres droits et libertés. C’est également un droit universel constituant un élément de toute démocratie. Elle peut toutefois prendre plusieurs formes : écrites, orales, culturelles, audiovisuelles, artistiques, virtuelles et autres. Plusieurs libertés distinctes sont d’ailleurs regroupées par la liberté d’expression dont la liberté de la presse ; des spectacles ; des collectivités de diffuser des opinions ; et de l’enseignement.  Elle se trouve également sur le web à travers les réseaux sociaux, les blogs et les nombreux sites internet.

La liberté d’expression est une liberté non absolue

Il existe effectivement des limites à la liberté d’expression et on les appelle des restrictions et ces dernières sont prescrites par la loi. Les restrictions que les États sont en droit d’apporter à la liberté d’expression sont énumérées par la Cour européenne des droits de l’homme et elles sont obligatoirement fondées sur :

  • L’intérêt public : intégrité territoriale, sécurité nationale, sûreté publique, protection de la santé, défense de l’ordre et prévention du crime, protection de la morale et autres.
  • La protection de la réputation ou des droits d’autrui : protection du droit à l’image, protection des informations confidentielles, protection de la présomption d’innocence et tant d’autres encore.

Parmi les limites à la liberté d’expression, nous pouvons citer :

  • Le devoir de réserve des agents publics.
  • La protection de certains intérêts publics fondamentaux.
  • La liberté d’expression cinématographique (visa de censure préalable à l’exploitation des films).
  • La protection-personne et des droits de la personnalité (injure ; diffamation ; atteinte à la vie privée ; provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence et autres).

La violence physique sera toujours répréhensible

Elle est une forme d’abus qui se manifeste par un contact physique provoquant des émotions comme l’intimidation, les différentes souffrances ou blessures physiques. Selon sa gravité, ce type violence est qualifié d’une contravention, d’un délit ou d’un crime.

La notion juridique

En matière pénale, le terme violences définit l’ensemble des infractions portant une atteinte à l’intégrité physique ou psychique des personnes. Les violences mentionnées peuvent être corporelles, matérielles ou morales c’est-à-dire l’effet de la peur inspirée et autres. En principe, le mot violence donne un sens à la violence physique. Cette dernière veut dire l’acte par lequel une personne appelée agresseur porte atteinte à l’intégrité physique d’une autre personne dénommée victime. Donc, elle suppose le contact matériel entre l’agresseur et la victime. Elle peut être à la fois une infraction autonome, une circonstance justificative d’un autre fait punissable ou une circonstance aggravante. Nous pouvons invoquer une agression physique si l’acte est soudain, non provoqué et brutal. L’agression peut être aussi de nature sexuelle. Celle-ci regroupe toutes les infractions qui ont un lien avec la sexualité par exemple, l’exhibition sexuelle, le viol, le proxénétisme et autres. La victime peut porter plainte au commissariat ou à la gendarmerie.

Les répressions prévues par la loi

Le Code pénal punit sévèrement les auteurs de l’infraction. Le degré des sanctions dépend de la gravité des blessures sur la victime :

  • Les violences physiques légères, c’est-à-dire n’ayant entraîné aucune incapacité de travail ne sont passibles du versement d’une amende de 750 euros. C’est une contravention de quatrième classe.
  • Celles qui ont provoqué une incapacité totale de travail ou ITT de huit jours ou moins sont réprimées par une amende de 1 500 euros. Nous pouvons les qualifiées d’une contravention de cinquième classe.
  • Celles qui ont entraîné une incapacité totale de travail plus de huit jours sont considérées comme un délit et sanctionnées de trois ans d’emprisonnement et une amende de 45 000 euros.
  • Pour ceux qui ont provoqué une mutilation ou infirmité permanente sont punies d’une peine de dix ans de prison et une amende de 150 000 euros au maximum.
  • Les violences physiques ayant entraîné la mort de la victime sont qualifiées d’un crime faisant l’objet d’une réclusion criminelle à perpétuité.

Les circonstances aggravantes

L’infraction en question peut être aussi accompagnée de circonstances aggravantes qui ont pour effet d’alourdir encore plus les sanctions pénales infligées à son auteur. La législation a prévu environ 20 types de faits d’aggravations de l’acte. Par exemple, la violence physique sans incapacité totale du travail ou ayant provoqué une ITT inférieure ou égale à 8 jours deviennent un délit passible de 3 ans de prisons au maximum et une amende de 45 000 euros si elle est commise sur une personne vulnérable, un mineur moins de 15 ans, un ascendant légitime, naturel ou adoptif,  avec préméditation ou guet-apens, par une personne ivre ou sous l’influence des produits stupéfiants, sur un magistrat, un avocat, un juré ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique et autres.

Transfert de siège social SARL : quelles en sont les démarches

La vie d’une société n’est pas un long fleuve tranquille. Elle est jalonnée d’évènements qui peuvent en bouleverser le cours, il peut s’agir par exemple d’une évolution de l’activité de l’entreprise qui met les dirigeants en situation de devoir déménager pour occuper des locaux plus grands. Dans le cas d’une société, ce déménagement va déclencher une procédure de transfert du siège social. Comment est prise la décision de transfert du siège social ? Comment déclarer le changement de votre siège social ? Nous vous en parlons dans cet article.

La décision de transfert de siège social d’une SARL

Pour le transfert de siège social d’une SARL, il faut au préalable que la décision soit prise par les organes compétents. Pour le cas de la SARL, cette décision revient aux associés de l’entreprise qui doivent se réunir en assemblée générale extraordinaire en vue de statuer sur le transfert du siège social. Cette décision une fois qu’elle est entérinée par l’assemblée générale va entraîner une modification des statuts de la SARL.

Au cas où la date de création de la SARL se situe avant le 4 août 2005, la décision des associés est entérinée à la majorité des trois quarts des parts sociales. En revanche, si la date de constitution de la SARL est postérieure à la date du 4 août 2005, la décision de transfert du siège social sera prise à la majorité des deux tiers des parts sociales. Une fois que la décision est prise par l’Assemblée générale, celle-ci doit être consignée dans un procès-verbal.

La déclaration du changement de siège social

Afin de procéder au déménagement vers les nouveaux locaux, un certain nombre de formalités prévues par le droit en vigueur doivent être accomplies. La première formalité du transfert du siège social consiste à publier un avis de modification dans un journal d’annonces légales afin d’aviser le public de votre décision. Dans cette annonce légale, doivent figurer l’adresse de l’ancien siège social ainsi que celle du nouveau. Si le déménagement s’effectue dans un autre département, deux publications doivent être effectuées, une dans le département de l’ancien siège et une autre dans le nouveau département. 

La seconde formalité du transfert du siège consiste à envoyer votre dossier de demande de déclaration de transfert de siège social au greffe ou au CFE auquel est assujetti le nouveau siège social de la société.

Les sanctions du délit de travail

Le marché noir du travail a toujours un de fléaux du monde des affaires. Bien que ce soit une pratique totalement interdite par la loi, de nombreuses entreprises se risquent quand même à clandestinement employer  des gens. Sachez que dans le cas où vous vous faites prendre, les sanctions seront très sévères.

Le délit du travail

Le délit de travail est le fait qu’une entreprise ou une personne emploie un ou des salariés sans que ces derniers ne soient enregistrés auprès de l’administration fiscale ou des organismes de protection sociale. De même qu’une entreprise qui exerce des activités commerciales, artisanales, industrielles, libérales ou agricoles sans être immatriculée au Registre des Métiers ou RCS commet un délit de travail. Ainsi, le marché au noir ou délit du travail est divisé en deux catégories :

  • La dissimulation de l’emploi d’un salarié : pratique assez courante, ce type de dissimulation désigne surtout toutes les entreprises et/ou association qui ont un bût lucratif ou non qui emploient des salariés sans la déclaration d’une embauche ou encore mois la présentation d’une fiche de paie.
  • La dissimulation d’activité : quant à elle concerne l’exercice d’une activité professionnelle par une entreprise ou une personne morale sans s’enregistrer auprès du Registre du Commerce ou des métiers  ou encore en omettant de faire ses déclarations d’impôts ou sociales.

Souvent, les chefs d’entreprises affirment que le salarié n’en est pas un quand ils se font prendre. Dans tous les cas, ces deux infractions sont gravement punies par la loi. Il existe d’ailleurs des sanctions en fonction du délit.

Les sanctions de l’entreprise

Quand une entreprise emploie un salarié sans déclaration d’embauche et la délivrance d’une fiche de paie, elle fait de la fausse sous-traitance. Dans ce genre de cas, l’entreprise veut s’éviter les éventuels frais de licenciement et les charges apparentent à l’embauche officielle du salarié, ou encore à s’acquitter de ses impôts. En cas de délit de travail, sachez que vous pouvez être poursuivi en justice par les autorités compétentes qui vous enlèveront le droit d’exercer la profession de dirigeant d’une entreprise commerciale ou industrielle.  Vous pouvez également être emprisonné pour une durée de 3 à 5 ans et être dans l’obligation de vous acquitter d’une amende d’une valeur de 45 000 à 75 000 euros selon le cas.

La situation des clients

Il arrive aussi que des clients d’une entreprise soient poursuivis pour avoir collaboré d’une manière ou d’une autre avec un travailleur dissimulé. Ils peuvent encourir les mêmes peines que celles de l’entreprise même qui emploie le salarié. Toutefois, il arrive que les clients ne soient pas au courant du statut réel de celui qui fait le travail. Dans ce cas, ils pourront plaider qu’ils ont juste fait appel à l’entreprise pour une tâche précise, mais n’ont pas demandé à savoir qui le ferait. La justice procédera ainsi à des enquêtes pour voir ce qu’il en est vraiment.

L’évasion fiscale et la directive européenne Atad

Depuis le début de l’année, le gouvernement prépare de grandes orientations d’un plan, pour lutter contre la fraude fiscale. Voilà pourquoi la Directive ATAD a été mise en place, afin d’intensifier cette lutte au niveau européen.

 

Une lutte contre l’évasion fiscale intensifiée

L’intensification de la lutte contre l’évasion fiscale au niveau européen, tel est le plan d’attaque de l’ATAD. La directive Européenne anti-évasion fiscale transpose une série de recommandations de l’OCDE. Cette directive est applicable aux contribuables qui sont soumis à l’impôt des sociétés dans un État membre de l’UE. Les filiales européennes dans les sociétés de pays tiers sont également concernées. Cette directive poursuit des objectifs importants tels qu’unifier le droit fiscal et international ou imposer les groupes multinationaux là où ils génèrent leurs bénéfices. Si elle n’est pas toujours comprise ou acceptée, cette directive marque réellement une avancée significative au niveau de la lutte contre l’évasion fiscale. Grâce à l’ATAD, tous les États membres seront étonnés de voir la création d’un socle commun à tous.

 

Le mode d’atteinte d’objectif

Atteindre de tels objectifs n’est pas une mince affaire. Les principales mesures sont la limitation de la déduction des intérêts. Bien que bon nombre de personnes fassent aujourd’hui taxer les plus-values latentes sur les actifs transférés, il existe toujours des exceptions à la règle. Une autre mesure et pas des moindres, c’est l’imposition à la sortie, qui tend à taxer les plus-values latentes sur les actifs. Il faut savoir que l’introduction d’une clause anti-abus générale permettra aux autorités fiscales de refuser. Ici, ce n’est pas le taux nominal qui compte, mais le taux d’imposition effectif. Une autre mesure est l’adoption de règles spécifiques aux sociétés étrangères contrôlées. Pour transposer cette directive en droit interne, les États membres auront jusqu’à la fin de cette année, toutefois sous réserve de certaines dérogations. Étant donné que la directive ATAD n’est qu’un socle minimum, les États membres sont libres d’adopter des mesures plus rigoureuses.

 

Des mesures concrètes pour cette lutte

L’ATAD comprend aujourd’hui 5 mesures concrètes, à savoir : La limitation de la déduction des intérêts, la taxation à la sortie, la disposition générale anti-abus, les règles Controled Foreign Compagnies ou un régime pour les filiales étrangères ainsi que les Hybrid Mismatches. Il faut dire que, si ce projet délicat soulève enjeux et questionnements c’est bien parce qu’il présente de multitudes de perspectives d’avenir pour l’Europe fiscale. En 2011, l’ambition première de l’ACCIS était les projets qui furent malheureusement abandonnés suite à un désaccord. Pourtant il a fait l’objet d’une première proposition de directive cette année-là. Alléger la charge administrative des entreprises et réduire les obstacles aux activités transfrontières tels sont aujourd’hui les paris à gagner. Garantir une imposition plus proche du lieu où les bénéfices sont réalisés est également une solution efficace dans cette lutte.

 

Comment se passe la procédure de divorce par consentement mutuel ?

Dans l’imaginaire collectif, une procédure de divorce renvoie à des moments de stress et d’angoisse. Mais certaines difficultés peuvent être évitées si l’on est bien informé sur le sujet et bien encadré tout au long du déroulement de la procédure. Vous souhaitez en savoir plus ? Nous vous disons tout dans cet article. 

Étapes de la procédure de divorce par consentement mutuel

Pour comprendre la procédure de divorce par consentement mutuel, il est nécessaire de connaître les différentes étapes de cette procédure. Tout d’abord, vous devez savoir que c’est la plus rapide des procédures de divorce. Le fait que les deux époux lancent cette procédure d’un commun accord rend les choses plus faciles. Dans un premier temps, les deux époux devront trouver des avocats. Il est même possible qu’ils s’entendent pour avoir le même avocat. Ils devront ensuite discuter des termes du divorce (autorité parentale, partage des biens en commun, pension alimentaire, montant de la prestation compensatoire) en présence des avocats. Après entente sur ces différents points, les avocats pourront rédiger la convention de divorce et l’adresseront à leurs clients respectifs par lettre recommandée avec accusé de réception. Une fois la convention signée par les deux parties, les avocats enverront le document à un notaire qui devra s’assurer qu’il soit conforme à la réglementation en vigueur. Il l’enregistrera alors et enverra le justificatif à l’avocat qui se chargera d’informer le fisc.

Divorce par consentement mutuel avec et sans juge 

Le divorce par consentement mutuel devant un juge intervient lorsque l’un des époux est sous tutelle ou lorsque le juge désire entendre l’un des enfants mineurs. Le divorce par consentement mutuel sans juge est en vigueur depuis Janvier 2017. Il a été établi en raison de l’encombrement des tribunaux. Il permet de voir l’aboutissement de la procédure après 2 ou 3 mois seulement. S’il arrive que les époux soient en désaccord au cours de cette procédure, ils devront faire part à leurs avocats de leur souhait de recommencer la procédure à zéro. 

Le harcèlement sur internet est sévèrement puni

Grâce à l’évolution des blogs, des réseaux sociaux et des forums, une nouvelle forme de harcèlement appelée cyber harcèlement ou le harcèlement sur internet a vu le jour ces derniers temps. Il est régi par un cadre juridique spécifique.

Notion juridique

C’est le fait de tenir des propos ou d’adopter des attitudes ayant pour principal but ou pour effet de dégrader la santé physique et l’équilibre psychique de la personne concernée. La constitution de l’infraction nécessite l’idée de répétition et de fréquence. Il est indispensable que les comportements, les propos menaçants ou insultants soient répétés avec le respect d’une certaine fréquence.

Quelque soit la nature des échanges publics ou privés, ils peuvent être considérés comme étant un harcèlement en ligne. C’est un délit passible des sanctions pénales. Vous pouvez trouver celle-ci sur un site, par mail et dans les jeux vidéo en ligne multi-joueurs. Le responsable de harcèlement sur internet est l’auteur des propos dégradants. Mais dans certaines mesures, les intermédiaires pourront avoir une part de responsabilité à jouer, par exemple les gérants d’un blog. Pour engager sa responsabilité, ils doivent être en connaissances des messages publiés et n’ont pas mis en place les actions nécessaires afin de supprimer les échanges.

Sanctions prévues

Tous types d’échanges à caractère harcelant sur internet sont sanctionnés par la loi comme les messages privés sur Instagram. Les répressions dépendent de l’âge de la victime et celui du harceleur :

  • Si l’auteur est majeur : il fait l’objet d’une peine de prison de deux ans avec une amende de 30 000 euros. Si on est en présence d’une victime moins de quinze ans, les châtiments peuvent aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
  • Si l’auteur est un mineur plus de 13 ans et la victime a plus de 15 ans : il est passible d’un an de prison et une amende de 7 500 euros. Pour la victime moins de 15 ans, la peine de prison augmente de 18 mois.
  • Si l’auteur est un mineur moins de 13 ans : le juge des enfants peut ordonner des sanctions de nature éducative.

Concernant le harceleur mineur, ce sont ces parents qui sont civilement responsables à l’égard de la victime. Notons que le harcèlement scolaire est régi par une répression particulière.

Actions à faire

Pour la victime d’un harcèlement sur internet,  nous vous conseillons de contacter rapidement les intermédiaires comme le modérateur du forum et autres pour les alerter des messages malveillants. Une procédure de retrait de contenus est disponible sur les réseaux sociaux ou vous pouvez aussi bloquer l’auteur de l’infraction afin d’éviter la réception de ses messages. Si vous souhaitez porter plainte auprès d’un commissariat ou d’une gendarmerie pour sanctionner l’auteur, n’oubliez pas de réunir suffisamment de preuves de l’infraction par le biais des captures d’écran.

La justice française condamne USB à une amende de 3,7 milliards d’euros pour fraude fiscale

Le 8 octobre dernier, un procès a été ouvert à l’encontre de l’USB, la très célèbre banque suisse. Cette banque est leader dans la gestion de fortune des riches dans le monde. Il est soupçonné d’avoir encouragé des Français fortunés à placer illégalement leur argent dans leur établissement. Cette affaire juridique est arrivée à la suite de la condamnation de Jérôme Cahuzac, ancien ministre du Budget. Pour rappel, il a caché une partie de son argent au sein de cet établissement bancaire.

Une enquête approfondie depuis plus de cinq ans

En mars 2017, les juges d’instruction Guillaume Daïeff et Serge Tournaire ont traduit en justice des hommes qui ont occupé des postes clés au sein de cette banque suisse. Les chefs d’inculpation sont le démarchage bancaire illégal, blanchiment d’argent d’une évasion fiscale et complicité de ces effractions. Pareillement, des personnes morales ont été également accusées des mêmes délits comme la maison mère d’USB ainsi que sa filiale française.

Le procès a duré presque 2 mois à compter du 8 octobre, 3 séances par semaine ont été prévues pour démêler cette histoire. Il a été question d’un jugement du comportement fonctionnel d’un des plus grands établissements financiers dans le monde.

Le tribunal correctionnel de Paris a tranché

Le juge a rendu son verdict et la banque suisse a été reconnue coupable pour les accusations de démarchage financier illicite et blanchiment d’évasion fiscale. Suite à cette condamnation, elle doit payer une amende de 3,7 milliards d’euros. Incriminée également de complicité dans ces mêmes infractions, la filiale française de cette banque doit obligatoirement payer une amende de 15 millions d’euros. Ces peines sont considérées les plus lourdes que la justice française a infligées pour une fraude fiscale. En plus de ces amendes, le tribunal a également obligé solidairement la maison mère de l’USB, sa filiale française et trois de ces anciens dirigeants à acquitter de dommages et intérêts de 800 000 euros à l’État français.

USB n’a pas bien reçu la décision du tribunal

Juste après le verdict, les avocats d’USB ont annoncé leurs intentions de faire appel. Ils estiment que cette affaire manque de preuves. En effet, ils ont annoncé que l’instruction n’a pas démontré, qui parmi les cibles prospectées ont vraiment ouvert un compte dans leur banque. Cette dernière ne reconnaît pas leur culpabilité, car d’après son président du directoire d’USB France, inviter leurs éventuels clients à des évènements ne leur permet pas de signer un contrat. En revanche, les juges d’instruction ont pris en compte l’acte de démarchage même si le prospect n’a rien conclu avec la banque, une affaire encore à suivre.